Acouphènes : ce n'est pas une fatalité ! "Les acouphènes sont apparus après une soirée en club"

un peu trop de café et les acouphènes reprenaient de plus belle pour mohamed.
Un peu trop de café et les acouphènes reprenaient de plus belle pour Mohamed. © Subbotina Anna - Fotolia.com

Juillet 2009. Mohamed profite de l'été montréalais et passe une soirée en discothèque. En ressortant, il ressent un étrange malaise : un bruit grave et sourd dans ses oreilles refuse de se dissiper. Le début d'un acouphène qui va durer de long mois.

"J'avais déjà eu une petite alerte, quelques années plus tôt : en sortant d'un club où la musique était très forte, soudainement je n'avais plus rien entendu à part un bruit très aigu dans mes oreilles. Cela avait duré quelques minutes, puis tout était revenu à la normale.

Cette fois, j'ai tout de suite senti que c'était différent : le bruit était beaucoup plus grave, comme une radio qui grésille. Et ça ne partait pas, je me suis couché avec ce bruit dans les oreilles et il était encore là le lendemain. J'ai commencé à avoir très peur.

Café et stress

Un médecin m'a examiné et m'a dit que mes oreilles n'avaient rien, tout semblait fonctionner parfaitement et, par conséquent, cela ne devrait pas être permanent. Mais le bruit était toujours là. Il disparaissait de temps à autre, puis revenait de plus belle.

Peu à peu, j'ai remarqué qu'il se trouvait ravivé par certains éléments, par exemple si je buvais trop de café ou que j'étais stressé et que, par conséquent, ma pression sanguine augmentait. Certains jours, l'acouphène était si insupportable que je devais dormir près du frigo, pour avoir un "bruit blanc" qui masquait un peu mon acouphène. La simple idée d'être confronté à de la musique un peu forte me stressait tellement que mon acouphène devenait insupportable.

Inquiet, j'ai fait d'autres tests : mon audition s'est révélée parfaitement normale et un médecin m'a expliqué que mes acouphènes étaient probablement d'origine psychologique, liés à différents traumatisme. Etant doté d'une grande sensibilité, les choses me touchaient plus que la moyenne et je pouvais donc être traumatisé ou blessé "facilement". Chacun exprime son stress de façon physique d'une manière ou d'une autre. Pour moi, c'était par les oreilles.

Diminution progressive

A partir de ce jour-là, j'ai décidé d'ignorer mon bruit, de faire comme s'il n'existait pas, car c'est la seule solution. Je prenais tout de même des précautions, par exemple je portais des bouchons d'oreille si je sortais dans un endroit bruyant. Mais en dehors de cela, j'ai recommencé à vivre normalement.

Et petit à petit, à force de ne pas y prêter attention, les bruits ont énormément diminué. Peut-être qu'ils sont là mais je les ignore si bien que je ne les entends pas ! Ils réapparaissent encore de temps en temps mais ne sont plus aussi handicapants, puisque je sais comment passer outre."

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