Que prendre à la place du Levothyrox ?

Les patients souffrant de troubles de la thyroïde et d'effets indésirables persistants liés à la nouvelle formule du Levothyrox bénéficient de nouveaux médicaments.

Que prendre à la place du Levothyrox ?
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[Mise à jour, 20/04/2018] Conformément aux engagements pris par la ministre des Solidarités et de la Santé le 15 septembre 2017, les patients souffrant de troubles de la thyroïde et d'effets indésirables persistants liés à la nouvelle formule du Levothyrox bénéficient désormais d'une offre thérapeutique diversifiée. Les malades de la thyroïde disposent ainsi de cinq médicaments différents.

Cela fait suite au remplacement en mars dernier du Lévothyrox, par un médicament de substitution (L-Thyroxine) mal supporté par un certain nombre de patients. Aussi, et en accord avec les associations de patients, Agnès Buzyn avait annoncé une diversification des alternatives au Lévothyrox. Autrement dit, il s'agit de permettre aux patients de bénéficier de plusieurs médicaments afin de choisir celui qui leur convient le mieux.

Quels sont ces médicaments ? 

  • L-Thyroxin Henning du laboratoire Sanofi est disponible en pharmacie depuis le 16 octobre. Près de 200 000 traitements ont été à ce jour dispensés. D'ici la fin du mois de décembre, plus de 400 000 boites supplémentaires sont attendues, tous dosages confondus.
  • L-Thyroxine gouttes (SERB) : des approvisionnements à hauteur de 18 000 flacons par semaine sont assurés depuis octobre 2017. 
  • La L-Thyroxine Serb en solution buvable en gouttes, commercialisée en France depuis 2008, peut également être une alternative thérapeutique au cas par cas.
  • Le médicament générique du Lévothyrox, le Thyrofix (Unipharma).
  • Le TCAPS (laboratoire Génévrier). Il contient le même principe actif que le Levothyrox (la levothyroxine) et présente un unique excipient : la glycérine.
  • Ces nouveaux médicaments s'adressent aux patients traités pour des troubles de la thyroïde et notamment ceux présentant des effets indésirables persistants. Pour les autres, la nouvelle formule du Lévothyrox du laboratoire Merck reste en effet disponible aux patients qui ne rencontrent pas de problèmes de tolérance. Ces derniers n'ont pas besoin de changer de traitement, rappelle l'Agence du médicament (ANSM). De même que ceux "qui sont stabilisés ou en cours de stabilisation avec celle-ci."
  • En revanche, le Lévothyrox (Euthyrox), de retour en pharmacie début octobre, est bien amené à disparaître. Il est réservé "en dernier recours et en renouvellement pour les patients déjà traités" précise l'ANSM. Néanmoins, des approvisionnements (150 000 boîtes) sont prévus dans les officines à compter de mi-décembre 2017 afin de laisser le temps aux patients de se reporter vers les alternatives disponibles.

Qu'est-ce que le TCAPS et pourquoi est-il tant attendu ? Ce médicament est fabriqué par le laboratoire Génévrier. Il se présente sous forme de capsules molles et contient le même principe actif que le Levothyrox (la levothyroxine). Mais surtout, il contient (à la différence du médicament polémique) un unique excipient : la glycérine. Utilisé dans une dizaine de pays européens et aux Etats-Unis depuis plusieurs années sous le nom Tirosint, ce nouveau médicament, a déjà fait ses preuves. 

Dans tous les cas, les patients ne doivent jamais arrêter ou modifier leur traitement sans avis médical.

Le numéro vert d'information (0.800.97.16.53 ) est accessible du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures pour répondre aux questions des patients. Pour déclarer tout effet indésirable : www.signalement-sante.gouv.fr

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