Selon le dernier rapport scientifique de The Lancet, le nombre de personnes atteintes de démence continue d'augmenter avec l'allongement de l'espérance de vie. Pour autant, jusqu'à 45 % des cas de déclin cognitif pourraient être évités ou retardés en agissant sur des facteurs de risque modifiables, au premier rang desquels figure l'alimentation. Les recommandations médicales ne se limitent plus à surveiller la tension ou le poids : elles misent désormais sur des aliments capables de nourrir et protéger directement les cellules de notre cerveau, comme les "bons gras" et les antioxydants, des nutriments essentiels pour préserver la mémoire et ralentir le vieillissement cérébral.
C'est dans cette démarche que s'inscrit le Dr Annie Fenn, médecin spécialisée dans la prévention de la maladie d'Alzheimer et auteure du livre "La cuisine de la santé cérébrale : prévenir la maladie d'Alzheimer par l'alimentation". Selon elle, remplacer certains ingrédients ultra-transformés ou riches en graisses saturées par des alternatives végétales plus denses en nutriments constitue une aide considérable pour protéger le cerveau. Sa cible privilégiée au quotidien : le parmesan classique, qu'elle limite au maximum au profit d'une préparation maison appelée "parmesan de noix".
Ce parmesan de noix est fait-maison. Pour le réaliser, elle mixe des noix, de l'ail, de la levure maltée et de la pâte miso jusqu'à former une "chapelure" friable. "Saupoudré sur les salades et les pâtes, il apporte une saveur umami qui rappelle le goût du vrai parmesan, ainsi qu'une bonne dose de bons gras et d'antioxydants", précise l'experte dans le média Parade. Au cœur de cette recette, une seule portion de 30 grammes de noix couvre plus de 100 % des besoins quotidiens en oméga-3 végétaux et apporte autant d'antioxydants qu'une grande tasse de myrtilles fraîches, rapporte une étude publiée sur Food & Function.
Grâce à leurs acides gras insaturés et à leurs polyphénols, les noix pourraient limiter certains mécanismes inflammatoires et oxydatifs impliqués dans le vieillissement cérébral. Le Dr Fenn décline ces oléagineux protecteurs dans d'autres préparations, comme le pesto maison. L'idée, c'est d'ajouter des noix (non salées) où on peut ! Elle y associe des pignons de pin, des pistaches, de l'huile d'olive (riche en acides gras mono-insaturés) et des épinards (antioxydants), le tout mixé jusqu'à obtenir une texture lisse. Evidemment, il ne faut pas diaboliser le parmesan qui est un fromage riche en calcium et en protéines. Il vaut mieux limiter sa consommation.
