Le vrai du faux sur les traitements hormonaux de la ménopause Idée n°5 : le THS permet d'éviter l'ostéoporose

Dès l'âge de 25 ans, la densité osseuse du squelette diminue légèrement. Cette tendance s'accélère à la ménopause en l'absence de mesures préventives. Lorsque cette densité devient trop faible, on parle d'ostéoporose. Entre autres inconvénients, elle rend les os beaucoup plus fragiles et donc susceptibles de se briser. On estime qu'un tiers des femmes ménopausées fera de l'ostéoporose.

Mais il est tout à fait possible de combattre cet effet du temps. Pour les femmes qui n'ont pas de problème particulieret qui subissent juste l'effet de la ménopause, un exercice physique régulier ainsi qu'une alimentation riche en calcium peuvent tout à faire suffire.  Parfois, un supplément en calcium et/ou vitamine D pourra être prescrit par le médecin.

Lorsquele problème est plus sévère, "il existe des traitements spécifiquespour lutter contre l'ostéoporose. Mais ils sont généralement cherset coûteux, regrette le Dr Henri Rozenbaum, spécialiste dutraitement de la ménopause. En outre, ils sont très mal remboursés parla sécurité sociale."  

Freiner la dégradation des os

Le THS constitue une très bonne prévention contre cette maladie et donc contre les fractures. Les oestrogènes ont un effet protecteur contre la perte osseuse. L'idéal est donc d'entamer le THS avant que cette perte ait commencé, car il ne permet pas de compenser ce qui a été détérioré. Ceci dit, vous pouvez le débuter même si l'ostéoporose a commencé : cela peut freiner ou même empêcher la dégradation des os.

Malheureusement, l'efficacité du THS concernant la solidité des os s'interrompt avec la fin du traitement : en l'absence d'oestrogènes, les os risquent de continuer à perdre en densité.

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