Coronavirus : nombre de morts, mesures en France, carte de l'épidémie

CORONAVIRUS - Près de 72 000 personnes sont infectées par le coronavirus et 1775 sont décédées, dont une en France. Régions touchées, mesures anti contamination, déclaration du nouveau ministre de la Santé... Les dernières infos sur l'épidémie.

[Mise à jour le lundi 17 février 2020 à 15h18] L'épidémie de coronavirus continue sa progression avec plus de 71 000 malades et 1775 décès. En Chine, 10 844 patients ont été guéris. En France, le premier décès a été annoncé le 16 février ainsi qu'un douzième cas en Haute-Savoie. Le nouveau ministre de la Santé, le Dr Olivier Véran, s'est exprimé pour la première fois sur le sujet.

Dernières Infos : 

  • Le nouveau ministre de la Santé, Olivier Véran, a indiqué que la prise en charge de l'épidémie de coronavirus restait "la priorité numéro 1" de son ministère lors de la passation de pouvoir avec Agnès Buzyn le 17 février. "Je partagerai avec les Français l'ensemble des informations dont je disposerai, (...) je continuerai de faire des compte-rendus réguliers sur la situation."
  • Le marathon de Tokyo, qui devait avoir lieu le 1er mars, est annulé à cause de l'épidémie.
  • Un premier décès du coronavirus a été annoncé en France samedi 16 février. L'homme originaire de Wuhan en Chine et âgé de 81 ans était hospitalisé à Paris depuis fin janvier.
  • Samedi 16 février, le ministère de la Santé français a confirmé un douzième cas de coronavirus dans le pays : "Le patient, de nationalité britannique, est une des personnes qui avaient séjourné dans le chalet des Contamines-Montjoie où, à l'issue de la découverte d'un premier cas, cinq personnes (cas secondaires) avaient ensuite été diagnostiquées positives la semaine dernière, explique le ministère dans un communiqué. Depuis son arrivée à l'hôpital, il était régulièrement évalué et testé. Un prélèvement s'est révélé positif ce jour au coronavirus. Cela souligne la pertinence des mesures d'isolement préconisées pour les personnes contacts à risque élevé mises en place en France."
  • Au 17 février, 300 Français rapatriés de Chine le 2 février et mis en quarantaine dans des centres des Bouches-du-Rhône (Carry-le-Rouet, Marseille) ont pu rentrer chez eux entre le 14 et le 16 février. 
  • Des milliers de passagers en croisière sur un paquebot (le Diamond Princess) sont en quarantaine depuis le 4 février au large de Yokohama au Japon. 456 ont été testés positifs au coronavirus. Inquiets de la propagation de l'épidémie sur le navire, plusieurs pays comme les Etats-Unis, le Canada et Hong Kong ont décidé ce week-end d'évacuer rapidement leurs ressortissants. 
  • La Commission européenne a débloqué 10 millions d'euros pour la recherche d'un vaccin et soutient un projet mettant en lien 300 hôpitaux et 900 laboratoires.
  • Les Etats-Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Irak et Israël ont interdit l'entrée sur leur territoire aux étrangers s'étant récemment rendus en Chine. La Mongolie, la Russie et le Népal ont fermé leurs frontières terrestres avec la Chine et la Papouasie-Nouvelle Guinée a fermé ses ports et ses aéroports aux voyageurs rentrant d'Asie. 

Nom du virus : pourquoi Covid-19 ?

Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a annoncé mardi 11 février que le nom du coronavirus chinois serait désormais "Covid-19" au lieu de "2019-nCov" pour être "plus facile à prononcer". "Co" signifie "corona", "vi" pour "virus" et que "D" pour " disease" (maladie en anglais). Le chiffre 19 indique l'année de son apparition : 2019. "Nous avons dû trouver un nom qui ne faisait pas référence à un lieu géographique, à un animal, à un individu ou à un groupe de personnes" a ajouté le directeur général, pour éviter toute stigmatisation de la maladie.

 

Coronavirus en France : guérison, décès, localisation des cas...

En France, 12 personnes sont contaminées par le coronavirus (dont 6 cas dans les Alpes), 4 ont été guéries et 1 patient est décédé. Il s'agissait d'un homme de 81 ans originaire de la province de Hubei, épicentre du virus, qui était hospitalisé en réanimation à Paris depuis le 28 janvier.

Au 16 février 2020 : 

  • 369 cas investigués
  • 12 cas confirmés,
  • 340 cas exclus,
  • 17 cas en cours d'investigation ;
  • Age médian des cas confirmés : 48 ans (cas âgés de 9 à 81 ans)

Répartition selon les régions des cas investigués et des cas confirmés d'infection au nouveau coronavirus, France, 12 février 2019, Santé publique France.

  Nombre de cas investigués Nombre de cas confirmés
Auvergne-Rhône-Alpes 81 6
Bourgogne France-Comté 3 0
Bretagne 2 0
Centre 8 0
Corse 0 0
Grand-Est 11 0
Hauts-de-France 17 0
Ile-de-France 153 5
Normandie 5 0
Nouvelle-Aquitaine 15 1
Occitanie 9 0
Paca 12 0
Pays de la Loire 9 0
France métropolitaine 325 12
Guadeloupe 0 0
Guyane 0 0
Martinique 0 0
Mayotte 0 0
Réunion 0 0
Total 325 12

Au 17 février, 300 Français rapatriés de Chine le 2 février et mis en quarantaine dans des centres des Bouches-du-Rhône (Carry-le-Rouet, Marseille) ont pu rentrer chez eux entre le 14 et le 16 février. Selon Santé Publique France le risque de propagation du virus 2019-nCoV au sein de la population française "est considéré comme faible si les cas confirmés sont détectés précocement et que des mesures de contrôle adéquates sont mises en place immédiatement (isolement des malades, information et suivi de leurs contacts étroits, protection des personnels soignants)".  

  • Le 15 février, un douzième cas de coronavirus est confirmé en France. "Le patient, de nationalité britannique, est une des personnes qui avaient séjourné dans le chalet des Contamines-Montjoie où, à l'issue de la découverte d'un premier cas, cinq personnes (cas secondaires) avaient ensuite été diagnostiquées positives la semaine dernière", a expliqué le ministère dans un communiqué.

Depuis le 21 janvier, les réservations sur des vols pour Paris en provenance d'Asie du Nord-Est – Chine, Japon, Corée – pour le printemps ont chuté de 81 % selon l'Office du Tourisme de la capitale. L'épidémie de coronavirus pourrait amputer la croissance française de 0,1 point de pourcentage en 2020, a estimé le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. 

Pour les Français qui rentrent d'Asie et présentent des symptômes d'infections respiratoires, appelez le 15 directement.

Santé publique France a élaboré un dispositif de surveillance renforcée destiné à détecter d'éventuels cas importés. Les autorités françaises ont indiqué aux professionnels de santé la conduite à tenir face à un patient suspect revenant de Wuhan. Les médecins de ville qui pourraient prendre en charge un tel cas doivent contacter, pour analyse clinique et classement du cas, un infectiologue référent et/ou le Samu/Centre 15. Des conseils aux voyageurs sont affichés dans les terminaux concernés à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle : ne pas manger de viande crue, se laver les mains, ne pas toucher d'animaux… Des précautions d'hygiène doivent être mises en place dès la suspicion du cas, que ce soit en cabinet de ville ou en milieu hospitalier (port de masque...).

 

Symptômes du coronavirus chinois

Santé publique France a défini comme "cas possible", tout patient présentant : 

  • des signes cliniques d'infection respiratoire aiguë basse grave dont les signes cliniques nécessitent une hospitalisation,
  • sans autre étiologie identifiée pouvant expliquer la symptomatologie

ET :

  • ayant voyagé ou séjourné dans la ville de Wuhan en Chine dans les 14 jours précédant la date de début des signes cliniques.

OU

Toute personne présentant une infection respiratoire aiguë quelle que soit sa gravité, dans les 14 jours suivant l'une des expositions suivantes :

  • un contact étroit d'un cas confirmé d'infection au nCoV, pendant que ce dernier était symptomatique ;
  • toute personne co-exposée, définie comme ayant été soumise aux mêmes risques d'exposition (c'est-à-dire un séjour / voyage à Wuhan, Chine) qu'un cas confirmé
  • toute personne ayant travaillé ou ayant séjourné dans un hôpital dans lequel un cas d'infection au nCoV a été confirmé ;
  • toute personne ayant visité ou travaillé dans un marché d'animaux vivants à Wuhan, en Chine.

OU 

  • Toute personne avec des signes cliniques d'infection respiratoire aiguë basse grave, pour lequel une autre étiologie a été initialement identifiée, présentant une détérioration inattendue de son état général et qui aurait voyagé à Wuhan dans les 14 jours précédant la date de début des signes cliniques.

Le cas sera confirmé par prélèvement indiquant la présence du nCOV.

Comment se transmet le coronavirus chinois ?

Les coronavirus humains sont généralement transmis lors de contacts étroits après l'inhalation de gouttelettes infectieuses émises lors d'éternuements ou de toux par le cas ou après un contact avec des surfaces fraîchement contaminées par ces secrétions. "Les coronavirus survivent jusqu'à 3 heures dans le milieu extérieur, sur des surfaces inertes sèches. En milieu aqueux, ces virus peuvent survivre plusieurs jours", a rappelé Santé publique France sur son site internet.

Masques : utilité, rupture de stock...

La Chine est le plus grand producteur de masques au monde, avec plus de 20 millions de masques fabriqués quotidiennement en temps normal. Avec l'épidémie, les stocks diminuent... Le 13 février, l'ex-ministre de la Santé en France, Agnès Buzyn, a rappelé la nécessité de travailler en coordination avec les autres pays de l'UE sur les stocks de protection – équipements, masques.  

Coronavirus en Chine : 70 500 malades, près de 1700 morts

Apparu en Chine en décembre 2019, le coronavirus y a fait de nombreuses victimes en seulement 2 mois. Ces derniers jours, la Chine a intensifié ses efforts pour freiner la propagation du nouveau coronavirus. Au 17 février, 70 552 cas d'infections au coronavirus sont confirmés ainsi que 1770 décès.

  • 10 844 patients ont été guéris et sont sortis de l'hôpital. 
  • 57 934 cas ont été confirmés (dont 10 644 dans un état grave) et 7 264 cas suspects.
  • 546 016 personnes ont été identifiées comme ayant été en contact étroit avec des patients infectés.
  • 150 539 sont actuellement sous observation médicale.

 6723 patients ont été guéris en Chine. 

Mercredi 12 février, le président chinois Xi Jinping a indiqué que "la situation épidémique a montré des changements positifs" avant de rappeler les mesures à suivre pour contrôler l'épidémie en Chine ;

  • augmenter la capacité d'admission dans les hôpitaux pour ne laisser personne sans surveillance dans les villes avec un grand nombre de patients atteints de fièvre;
  • réduire le taux d'infection en renforçant la prévention et le contrôle dans les communautés;
  • améliorer le traitement des patients, en particulier ceux qui sont dans un état grave, en unissant leurs forces dans les ressources médicales et la technologie;
  • fournir davantage de ressources médicales, notamment des lits d'hôpitaux et des travailleurs médicaux dans la province du Hubei, en particulier la ville de Wuhan, qui reste la région prioritaire;
  • intensifier la surveillance de la santé du personnel de retour dans les régions à fort afflux de population.

Le 12 février, deux dirigeants chinois de la province de Hubei et de Wuhan (berceau de l'épidémié) ont été démis de leur fonction. A leur place, l'actuel maire de Shanghai, Ying Yong a été nommé Secrétaire du Parti communiste chinois (PCC) dans le Hubei. Il a immédiatement mis en place un nouveau mode de calcul des cas de coronavirus. Désormais, les résultats d'une radio pulmonaire sont suffisants pour diagnostiquer le virus. Dans le pays, le virus est traité comme une maladie infectieuse de grade A indiquait la Commission nationale de la santé (seules la peste bubonique et le choléra sont classées comme maladies infectieuses de grade A en Chine) ce qui nécessite les mesures de prévention et de contrôle les plus strictes, y compris la mise en quarantaine obligatoire des patients et l'observation médicale pour ceux qui ont été en contact étroit avec des patients. 

Le 6 février, le Dr Li Wenliang qui travaillait dans un hôpital de Wuhan et a lancé l'alerte sur la dangerosité du virus auprès de ses collègues le 30 décembre 2019 est décédé à cause du coronavirus. Âgé de 34 ans, cet ophtalmologiste avait été diagnostiqué positif au virus le 30 janvier. Le 2 février, un bébé est né en Chine en étant porteur du virus. Il avait été contaminé par sa mère, elle-même porteuse du nCoV.

Coronavirus dans le monde : nombre de cas, morts, mesures de l'OMS...

La Chine rassemble 99% des malades du coronavirus et des décès. Au 14 février, 1770 Chinois sont décédés du virus dans le pays. Cinq décès sont enregistrés hors de Chine : un au Japon (13 février), un aux Philippines (2 février), un à Hong Kong (3 février), un en France (16 février) et un à Taiwan (16 février).

Cas confirmés de coronavirus dans le monde au 17 février 2020 à 15h20

PAYS CAS CONFIRMES DE CORONAVIRUS
Chine 70 553
Singapour 75
Hong-Kong 58
Thailande 35
Corée du Sud 30
Japon 65
Malaisie 22
Taiwan 20
Australie 15
Vietnam 16
Allemagne 16
Etats-Unis 15
France 12
Macao 10
Emirats Arabes Unis 9
Royaume-Uni 9
Canada 8
Italie 3
Philippines 3
Inde 3
Russie 2
Espagne 2
Népal 1
Cambodge 1
Belgique 1
Finlande 1
Suède 1
Egypte 1
Sri Lanka 1
Autres 369
TOTAL 71811
  • Le 11 février,  le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Tedros Adhanom Ghebreyesus a reconnu que cette épidémie représentait "une grave menace pour le reste du monde" (pas que en Chine. Deux jours plus tôt, il s'inquiétait sur son compte Twitter "des cas de propagation du #2019nCoV par des personnes sans antécédents de voyage" : "La détection d'un petit nombre de cas peut indiquer une transmission plus répandue dans d'autres pays; bref, nous ne voyons peut-être que la partie émergée de l'iceberg." Selon lui, "tous les pays doivent utiliser la fenêtre d'opportunité créée par la stratégie de confinement pour se préparer à l'arrivée éventuelle du virus".

25 pays hors de Chine ont signalé des cas de coronavirus.

  • Le 4 février, Sylvie Briand, directrice du département Préparation mondiale aux risques infectieux de l'OMS, a indiqué à la presse que la situation n'était pas encore au stade de "pandémie" (épidémie étendue à toute la population d'un continent, voire au monde entier) mais se cantonnait à une "épidémie avec de multiples foyers". "Nous espérons qu'en nous basant sur ces mesures prises dans le Hubei, mais aussi dans d'autres endroits, où nous avons eu des cas, nous pourrons arrêter la transmission et nous débarrasser de ce virus" a-t-elle précisé. 
  • Le 30 janvier, l'OMS décrète l'urgence de santé mondiale. Cette mesure n'avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite). 

Carte du monde de l'épidémie

Des chercheurs de l'université américaine Johns-Hopkins à Baltimore ont mis en ligne une carte interactive montrant l'évolution de l'épidémie dans le monde ainsi que le décompte des cas confirmés d'infection et de décès en temps réel.

 
carte des cas de coronavirus dans le monde
Carte des cas de coronavirus dans le monde au 17 février 2020. © Esri, FAO, NOAA

Origine du coronavirus

pangolin animal chine coronavirus
Le pangolin possible hôte intermédiaire du coronavirus © 123RF- Rahmat Nugroho

L'origine du virus n'est pas confirmée. On sait qu'il appartient à la famille des coronavirus (comptant un grand nombre de virus) qui peut provoquer des maladies bénignes chez l'homme comme un rhume et des pathologies plus graves comme le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère)Le 7 février, des scientifiques de l'Université d'agriculture du sud de la Chine ont identifié le pangolin comme un "possible hôte intermédiaire" soupçonné d'avoir transmis le coronavirus à l'homme. Le pangolin est un petit mammifère couvert d'écailles menacé d'extinction, dont la chair délicate est très prisée dans la gastronomie chinoise et vietnamienne. Dans un communiqué, les scientifiques expliquent qu'un animal peut être porteur d'un virus sans pour autant être malade et le transmettre à d'autres espèces comme l'homme. Après l'analyse de 1 000 échantillons, les scientifiques ont pu montrer que les génomes de séquences de virus prélevés sur les pangolins étaient à 99 % identiques aux virus retrouvés sur des personnes atteintes du nCoV, indique Chine Nouvelle. Rappelons que lors de l'épidémie de Sras de 2002-2003, l'hôte intermédiaire du virus était la civette, un petit animal au pelage gris dont la viande est consommée en Chine. 

En savoir plus sur les coronavirus humains : 

Vaccin : pas avant l'été 2021

Face à l'épidémie de coronavirus, une Task Force a été mise en place à l'Institut Pasteur. Ce groupe d'action et de recherche mobilise notamment les experts de l'Institut Pasteur sur le développement de vaccins. "Nous connaissons la séquence du génome du virus depuis deux ou trois semaines, donc on peut commencer à faire des travaux pour le développement d'un vaccin mais cela va prendre du temps" a indiqué le Pr Christophe d'Enfert, directeur scientifique de l'institut Pasteur, à France Info, Plusieurs tests vont être menés puis une phase clinique consistera à tester les vaccins sur des souris de laboratoires. "Les résultats des phases cliniques seront obtenus à la fin de l'été 2021, ce qui permettrait de lancer des campagnes de vaccination à l'automne 2021", a précisé le scientifique sur BFMTV le 5 février. D'autres laboratoires travaillent  aussi sur un vaccin contre le coronavirus. Des chercheurs de l'Imperial College à Londres ont annoncé début février tester un vaccin contre le coronavirus sur des souris. "Nous venons d'injecter le vaccin que nous avons généré à partir de bactéries dans des souris et nous espérons qu'au cours des prochaines semaines, nous serons en mesure de déterminer la réaction chez ces souris, dans leur sang, leur réponse en termes d'anticorps contre le coronavirus" a déclaré Paul McKay, un des chercheurs. L'équipe de scientifiques estime que cet essai est parmi le premier du genre.

DATES CLÉS DE L'ÉPIDÉMIE
  • Le 31 décembre 2019, l'Organisation mondiale de la Santé en Chine est informée de plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan. 44 personnes sont infectées entre cette date et le 3 janvier 2020.
  • Le 7 janvier 2020, les autorités chinoises identifient un "nouveau type de coronavirus".
  • Le 13 janvier, un cas importé est recensé en Thaïlande.
  • Le 15 janvier, le virus cause la mort d'une première personne à Wuhan, un homme de 69 ans. 
  • Le 23 janvier, trois villes chinoises dont Wuhan sont placées en quarantaine.
  • Le 25 janvier, trois personnes contaminées sont recensées en France, deux à Paris et une Bordeaux. Ce sont les premiers cas enregistrés sur le continent européen.
  • Le 30 janvier, l'Organisation mondiale de la Santé décrète l'urgence de santé mondiale. Cette mesure n'avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite).